J’ai vu… Obsession

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Obsession

Date de sortie : 13 mai 2026
1h 49min | Epouvante-horreur
Réalisateur : Curry Barker
Avec Michael Johnston (II), Inde Navarrette, Cooper Tomlinson

Scénario

Bear, un jeune garçon introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Nikki, sa crush de toujours tombe alors éperdument amoureuse de lui. Jusqu’à l’obsession la plus totale. Le point de départ peut sembler simpliste. Curry Barker en a fait quelque chose de bien plus complexe. Le scénario se déploie avec une intelligence extrême, construisant une tension extraordinaire dans presque chaque scène. On ne peut pas détourner les yeux de l’écran. Longtemps, on se demande si Bear n’a pas simplement rêvé tout ça, un peu à la manière de Destination Finale. Spoiler alert : ce n’est absolument pas ça. Et c’est précisément là que le film surprend le plus. Un récit minimal en apparence, redoutable dans son exécution.

Mise en scène

Première chose que l’on remarque en entrant dans la salle : le ratio d’image n’est pas le format standard 2.39:1. La qualité d’image est délibérément plus brute, presque organique. « Filmé avec un iPhone » a soufflé mon voisin de salle. Ce parti pris esthétique colle parfaitement au propos. Il donne au film une texture anxiogène et immersive. Surtout, Curry Barker tourne radicalement le dos aux 10 000 jump scares qui polluent le cinéma d’horreur moderne. Ici, la peur vient d’ailleurs. Elle s’installe progressivement, viscéralement, et ne lâche plus. C’est du grand art horrifique.

Interprétation

Inde Navarrette. Ce nom mérite d’être retenu. Son interprétation de Nikki, la fameuse crush, est tout simplement magistrale. Tantôt calme, tantôt agitée, tantôt complètement folle. Elle navigue entre ces états avec une précision et une intensité qui laissent sans voix. Ce film semble avoir été fait pour elle. Comme Iron Man pour Robert Downey Jr., comme le Joker pour Heath Ledger. C’est ce genre de performance, celle qui définit une carrière et dont on se souvient longtemps après la sortie de salle.

Bande originale

La bande son et le travail sonore contribuent directement à la tension du film. Chaque son, chaque silence est utilisé avec intention. Pas de musique envahissante pour signaler au spectateur ce qu’il doit ressentir. L’atmosphère sonore se construit lentement, en cohérence totale avec la mise en scène. C’est discret, efficace et parfaitement calibré.

Obsession est l’une des grandes surprises de l’année. Avec un budget inférieur à un million de dollars, Curry Barker signe un film qui va probablement figurer parmi les plus rentables de l’année, voire des dernières années. C’est mérité. La tension est omniprésente, le scénario plus retors qu’il n’y paraît, et Inde Navarrette livre une performance qui justifie à elle seule le déplacement. Un film qui prouve une fois de plus que les meilleures idées n’ont pas besoin de gros budgets pour faire une grande impression.

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