Les jeux vidéo à l’écran : une galère à adapter ?

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Table des matières

Le cas Mortal Kombat résume à lui seul tout le paradoxe des adaptations de jeux vidéo au cinéma. Le premier volet de la trilogie récente devait initialement sortir en salles en 2021, en pleine pandémie. Faute de cinémas ouverts, il a fini sa course directement sur HBO Max, symbole d’une industrie qui peine déjà à donner à ces films la place qu’ils méritent. Et pourtant, même avec deux films pour s’installer durablement, la franchise n’est jamais parvenue à convaincre pleinement.

 

L’histoire se répète d’ailleurs sous une autre forme avec Masters of the Universe, sorti en juin 2026. Amazon MGM Studios a choisi de ne pas lancer le film dans les salles françaises, privilégiant une diffusion ultérieure sur Prime Video. Un budget colossal de plus de 150 millions de dollars, un casting quatre étoiles (avec Nicholas Galitzine, Jared Leto et Idris Elba), et pourtant le film n’aura jamais existé sur grand écran en France. Voici un tour d’horizon des plus gros ratés du genre, avant de regarder du côté de ceux qui ont su, eux, transformer l’essai.

Les flops

Super Mario Bros (1993) : le film qui a tout cassé avant que ça commence

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Super mario bros U jeu cover

Avant Mortal Kombat, avant Tekken, avant tous les autres, il y a eu Super Mario Bros. Le tout premier grand film adapté d’un jeu vidéo est aussi le premier grand désastre du genre. Bob Hoskins et John Leguizamo en plombiers new-yorkais armés de ventouses / déboucheurs WC (?????) et propulsés dans une dystopie cyberpunk sombre et humide (une réf très douteuse aux nombreux tuyaux dans lesquels Mario se glisse dans les jeux). C’est à des années-lumière de l’univers coloré et fun de Nintendo.

Et que dire des Goombas ? Ces adorables petits champignons marron du jeu se retrouvent transformés en créatures humanoïdes possédant une petite tête de lézard perchées sur un corps massif, le tout affublé d’un imperméable et d’un foulard. N’oublions pas Yoshi qui prend la forme d’un dinosaure digne de Jurassic Park. Un résultat visuellement cataclysmique.

Bob Hoskins lui-même (Mario) déclarera plus tard ne pas savoir que le film était basé sur un jeu vidéo, que c’était le pire contrat de sa carrière et que s’il pouvait revenir en arrière, il ne l’accepterait jamais (les plus jeunes se rappelleront de Ryan Reynolds qui avait remonté le temps pour s’empêcher d’accepter le contrat du film Green Lantern dans Deadpool 2).

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goomba mario bros jeu

Goomba dans Mario Bros  © photo

Goombas vs Mario dans le jeu Super Mario Bros U

Tekken (2010) : le Dragon Ball Evolution du jeu de combat

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tekken cover ps2

Considéré par beaucoup comme le 2e plus gros navet geek de l’histoire du cinéma derrière l’indétrônable Dragon Ball Evolution, Tekken fut une déception incommensurable. Mise en scène douteuse, incohérences en pagaille avec un jeu pourtant extrêmement riche en matière narrative. Car ce que tout joueur de Tekken sait pertinemment, c’est que chaque personnage du jeu possède son propre prologue et son propre épilogue encadrant chaque tournoi.

Avant de combattre, on comprend pourquoi ce personnage participe : ses motivations, ses rancœurs, ses alliances, ses trahisons. Après sa victoire, on découvre ce que sa participation lui a apporté ou coûté. Multiplié par des dizaines de personnages jouables, ce système construit un univers d’une richesse narrative rare pour un jeu de combat, avec des amitiés et des antagonismes qui se croisent et évoluent d’un opus à l’autre.

Avec une telle matière disponible, rater le scénario d’un film Tekken relève presque de l’exploit involontaire. Et pourtant. Le résultat est proprement cataclysmique, et reste aujourd’hui une référence négative dans le genre.

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Combat de Jin Kazama lors du Iron Fist Tournament  © photo

Combat Jin vs Yoshimitsu dans le jeu Tekken 3 (PS2) © photo

Need for Speed (2014) : un gros dérapage dans le décors

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need for speed underground 2 ps2

La franchise Fast and Furious étant devenue avant tout une saga d’action pure, Need for Speed avait la lourde tâche de combler l’espace laissé vacant à Hollywood après 2 fast 2 furious pour les films de courses de bolides et fans de tunning. Sorti entre le sixième et le septième opus de Fast and Furious, décalé suite au décès de Paul Walker, le film fut une demi déception. La satisfaction venant des effets spéciaux et cascades spectaculaires. Pas sur qu’il tienne la comparaison avec le tout premier Fast and Furious, sorti plus de dix ans auparavant qui faisait mieux avec moins de budget (66 vs 38 millions de Dollars).

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Course dans le film Need For Speed © photo

Course dans le jeu Need for Speed underground 2 (PS2) © photo

Halo (2022) : le visage de trop

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halo jeu cover

La série Halo actuellement disponible sur Paramount+ avait tout pour plaire sur le papier. Nous parlons là de l’une des franchises de jeux vidéo les plus populaires au monde, un budget conséquent, et un univers de science-fiction militaire immensément riche. Mais la série a commis une erreur impardonnable aux yeux des fans. Spoiler alert : il s’agit de révéler le visage du Master Chief (interprété par Pablo Schreiber).

Dans les jeux, le casque, il ne le retire jamais ! C’est l’identité même du personnage, le symbole de son sacrifice d’humanité au profit de la mission. Telle est la Voie (petite réf aux fans des Mandaloriens dans Star Wars). Dès que la visière s’est levée, une partie du mythe s’est effondrée. Le reste n’a pas rattrapé le coup, avec une écriture inégale et des choix narratifs qui s’éloignent trop du matériau d’origine.

La série a été annulée après deux saisons, confirmant une fois de plus que même les licences les plus solides ne résistent pas à une mauvaise adaptation.

halo série
halo 2 jeu gameplay

Pablo Schreiber (Master Chief) dans la série Halo © photo

Bataille dans Halo 2 (Xbox) © photo

Minecraft (2025) : le succès commercial qui cache les défauts

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minecraft jeu

Si comptablement le film atteint ses objectifs : plus de 2 millions d’entrées en France, 958 millions de Dollars de recettes dans le monde, ce qui reste après tout l’essentiel d’un point de vue industrie. Il symbolise toutefois assez bien les défauts récurrents de certains films hollywoodiens portés par de grosses licences. Un film résolument enfantin, comprenant d’innombrables scènes d’humour graveleux du duo Jack Black / Jason Momoa. Le succès au box-office ne fait pas tout, et celui-ci illustre bien la différence entre rentabilité et qualité.

Rampage (2018) : le potentiel gâché

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rampage jeu cover

Avec Dwayne Johnson en tête d’affiche, Rampage avait pourtant un postulat de base simple et efficace : trois animaux mutants géants (George le gorille, Lizzie le lézard et Ralph la chauve souris / loup) ravageant une ville. Le jeu d’arcade original n’avait jamais vraiment d’histoire à proprement parler, ce qui aurait dû laisser une totale liberté créative au film.

Dans le film, on retrouve bien quelques séquences fidèles à l’esprit du jeu, avec des animaux génétiquement modifiés dévastant des immeubles dans un chaos jubilatoire. Mais comme souvent avec Dwayne Johnson, que ce soit à l’époque de sa carrière dans le catch ou dans ses rôles au cinéma, son humour presque omniprésent finit parfois par diluer la tension. Le résultat reste un blockbuster générique qui coche les cases sans jamais surprendre.

Destruction de la ville dans le film

Destruction de la ville dans le jeu Rampage © photo

Hitman (2007) : un agent 47 sans personnalité

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hitman agent 47 film cover
hitman 2 silent assassin

Adapter l’Agent 47 au cinéma demandait un vrai sens du minimalisme et de la tension, exactement ce qui fait la force des jeux. Le film de 2007, porté par Timothy Olyphant, en garde l’esthétique mais perd en route l’essence du personnage. De trop nombreuses scènes d’action gratuites, pas assez de la froideur calculatrice qui fait tout le sel du jeu vidéo. On retiendra tout de même une scène savoureuse et pleine d’autodérision : l’Agent 47 se jette dans le vide depuis sa chambre d’hôtel pour atterrir directement dans la chambre de spectateurs… en train de jouer au jeu Hitman. Un clin d’œil méta bien trouvé, qui montre que les créateurs avaient le sens de l’humour même si le reste du film manquait cruellement de personnalité.

Le reboot de 2015 porté par Rupert Friend était tout bonnement catastrophique, confirmant la difficulté de la franchise à trouver le bon ton au cinéma.

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Timothy Olyphant dans Hitman (2007)

Mission d’execution dans Hitman 2 : silent assassin © photo

Doom (2005) : un éclair de génie et puis c'est tout

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doom 3 jeu video

Avec Karl Urban (The Boys, Mortal Kombat) et Dwayne Johnson (Fast and Furious, San Andreas, Jumanji,…) au casting, Doom avait pourtant de quoi séduire les fans du jeu vidéo culte. Le résultat est globalement oubliable, plombé par un scénario fade et une réalisation sans relief. Cependant, le film conserve tout de même un unique point fort, un moment qui le rend culte à lui seul : une séquence entière filmée à la première personne, exactement comme le gameplay du jeu vidéo. Un pur moment de fan service qui aurait mérité un film entier construit autour de cette idée plutôt qu’une simple parenthèse.

World of Warcraft (2016) : Être fan ne rime pas forcément avec succès

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world of warcraft jeu pc

Piloté par un Duncan Jones fan revendiqué du jeu vidéo, World of Warcraft souffre du syndrome classique de l’adaptation pour initiés. Il tente de poser des bases narratives complexes, fidèles à l’univers immense de Blizzard, mais perd en route le spectateur qui n’a jamais touché à un MMORPG. Un classique de l’adaptation qui s’adresse davantage aux fans qu’aux néophytes, ce qui limite mécaniquement son potentiel. Seule la BO du génie Ramin Djawadi semble semble ravir tous les spectateurs.

Jones imaginait sans doute une saga en nommant le premier film « le commencement » mais elle ne verra jamais le jour.. le projet paraissant totalement enterré. Pour cause, le premier volet du film ayant fait majoritairement de revenus en Chine par rapports aux spectateurs Américains.

Prince of Persia (2010) : le respect du jeu en option

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Produit par Disney avec de gros moyens (plus de 150 millions de Dollars de budget), le film souffre avant tout d’un problème de casting culturellement maladroit. En effet, le casting de Jake Gyllenhaal pour incarner le prince perse a fait grincer des dents.

Mais au-delà de cette polémique, devenue monnaie courante ces dernières années (Lupin, la petite sirène, Harry Potter, L’Odyssée,…), c’est surtout le traitement de la licence qui pose problème. Disney et le réalisateur Mike Newell ont pris des libertés considérables avec le matériau d’origine. Le Prince iconique et anonyme se voit attribuer un nom, « Dastan ». Le personnage de Farah disparaît au profit d’une princesse prêtresse guerrière nommée « Tamina ». Le Vizir, antagoniste central des jeux, est lui aussi aux abonnés absents.

La mythologie des Sables du Temps est quant à elle entièrement réinventée, perdant toute la richesse narrative construite par Ubisoft au fil des opus. Le résultat est un divertissement générique qui emprunte beaucoup à Pirates des Caraïbes sans jamais capturer la magie propre à l’univers du jeu. Une adaptation qui a mis un coup d’arrêt brutal aux ambitions de Disney sur ce terrain pendant des années, et qui reste aujourd’hui une référence douloureuse pour tout cinéphile amateur de jeux vidéo.

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prince of persia jeu

Jake Gyllenhal (Dastan) accompagné de Ben Kingsley (Nizam) © photo

Quête dans le jeu Prince of Persia les sables du temps © photo

The Witcher (2019) : le gâchis Cavill

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the witcher jeu cover

La série The Witcher avait pourtant tout pour réussir : Un univers riche, une fanbase passionnée, et Henry Cavill (Man of Steel) dans le rôle de Geralt de Riv. Un acteur qui, fait rare, était lui-même un fan absolu du jeu et s’est battu pour que la série reste fidèle au matériau d’origine.

Les deux premières saisons ont convaincu sans enthousiasmer, oscillant entre moments brillants et écriture inégale. Mais c’est le départ de Cavill, remplacé par Liam Hemsworth à partir de la saison 4, qui a sonné le glas de la série auprès des fans. Un symbole fort : quand l’acteur le plus investi dans la fidélité à la licence claque la porte, c’est rarement bon signe. La série continue, mais sans jamais retrouver l’élan du début.

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the witcher jeu

Première scène de la série The Witcher avec Henry Cavill © photo

Aventure dans le jeu The Witcher 3

Les mitigés

Mortal Kombat 1 (2021) et 2 (2026) : Le tournoi devenu une quête

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Le premier s’éloigne radicalement du matériau d’origine. Ce qui n’était à la base qu’un tournoi d’arts martiaux mortel devient une quête, une histoire d’héritage ancestral (celle d’Hanzo Hasashi), une recherche de champions qui ont pour but de défendre la Terre. D’un point de vue scénaristique, c’est plus structuré, certes, mais ce n’est clairement pas ce que le fan venait chercher. Lui qui voulait avant tout des combats correctement chorégraphiés et des fatalities impressionnantes.

Le deuxième opus se rapproche un peu plus de l’esprit de la franchise avec un système de tournoi plus marqué. Mais la mise en scène laisse perplexe. Les combats démarrent de façon presque aléatoire (les personnages sont littéralement téléportés dans le combat, parfois même au milieu de dialogues), les chorégraphies sont douteuses et le tout enrobé d’un compteur de victimes qui peine à donner du sens à l’ensemble.

Le plus frustrant dans ces deux films reste ce goût d’inachevé alors que le casting comptait notamment Hiroyuki Sanada (Hanzo Hasashi / Scorpion) et Joe Taslim (Bi-Han / Sub Zéro / Noob Saibot), deux des meilleurs acteurs de films d’arts martiaux au monde. Un gâchis de talent pur. Dans le genre, le film de Paul W. S. Anderson (1995) faisait bien mieux avec infiniment moins de moyens. On retiendra tout de même quelques fulgurances fidèles au jeu, notamment l’utilisation de « vraies » fatalities à l’écran et de plans de combats filmés comme une vue de jeu vidéo. Des clins d’œil bienvenus qui montrent que les réalisateurs connaissaient leur sujet, même s’ils n’ont pas su en faire un film cohérent.

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Combat Liu Kang vs Kung Lao pendant le Mortal Kombat (Mortal Kombat 2) © photo

Combat Raiden vs Sub Zero dans le jeu Mortal Kombat 2 © photo

Les sagas Resident Evil (2002-2026)

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Impossible aussi de ne pas mentionner Resident Evil, l’une des franchises jeux vidéo les plus solides au cinéma sur la durée. Porté pendant des années par Milla Jovovich, l’univers mêlant horreur, science-fiction et thriller a su construire une saga cohérente qui a régulièrement répondu aux attentes du public, même quand la critique restait plus mesurée.

Surtout, la franchise s’apprête à vivre une nouvelle renaissance avec la sortie du nouveau Resident Evil (2026). Après Barbarian et Weapons, le réalisateur Zach Cregger s’attaque à un reboot complet de la licence, sans héritage à respecter et sans concession. Le premier teaser pose immédiatement le ton avec une Raccoon City sous la neige, loin des codes visuels habituels de la franchise, dans une atmosphère lourde et viscérale centrée sur l’angoisse des personnages plutôt que sur le spectacle.

Avec un réalisateur en pleine ascension critique et un parti pris radical, c’est sans doute l’un des films jeux vidéo les plus attendus de l’année. La sortie est prévue en France le 16 septembre 2026. 

The Last of Us (2023) : si près du sommet

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the last of us jeu cover

La saison 1 de The Last of Us sur HBO a immédiatement été saluée comme une révolution, une nouvelle masterclass made in HBO. Le duo Pedro Pascal (The Mandalorian, Game of Thrones) et Bella Ramsey (Game of Thrones) portent le récit avec une intensité et une humanité remarquables, et certains épisodes, comme celui centré sur Bill et Frank, ou encore sur Henry et Sam sont entrés directement dans la légende des meilleures heures de télévision récente.

La saison 2 en revanche a divisé. Plus courte, plus fragmentée, et avec des choix narratifs qui ont heurté une partie des fans du jeu sur le traitement de certains personnages centraux (notamment celui d’Abby, interprétée par Kaitlyn Dever). Trop tôt pour trancher définitivement, mais la série a perdu en chemin une partie de la magie du premier acte.

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the last of us jeu

Joël (Pedro Pascal) et Ellie (Bella Ramsay) dans la série The last of us

Joël et Ellie dans le jeu The last of us © photo

Les tops

Uncharted (2022) : le divertissement honnête

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Porté par Tom Holland et Mark Wahlberg, Uncharted n’a peut-être pas révolutionné le genre de l’aventure façon Indiana Jones, mais il a su livrer un divertissement honnête et fidèle à l’esprit bondissant de la saga originale. Un succès commercial qui a ouvert la voie à une suite.

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Tom Holland et Mark Wahlberg © photo

Jeu Uncharted 4

Fallout (2024) : la série qui a tout compris

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fallout 4 jeu cover

Fallout est probablement avec Arcane (la série d’animation) la meilleure preuve qu’une adaptation jeux vidéo peut fonctionner brillamment quand les créateurs respectent l’ADN de la licence sans en faire une copie conforme. 65 millions de spectateurs en une dizaine jours, soit la deuxième série la plus regardée de l’histoire de Prime Video, possédant 94% sur Rotten Tomatoes.

La série Amazon Prime Video réussit l’exploit rare de conquérir simultanément les fans de la franchise et les néophytes complets. L’humour noir décalé, l’esthétique rétro-futuriste iconique, la violence assumée et les factions politiques complexes sont tous fidèlement retranscrits. Les personnages originaux comme fonctionnent parfaitement et les références directes au jeu raviront les connaisseurs sans perdre les autres.

Une réussite complète dont les deux premières saisons sont disponibles sur Prime Vidéo.

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Cooper Howard (the Ghoul) dans la série Fallout © photo

Gameplay du jeu Fallout 4 © photo

Gran Turismo (2023) : la course solide et émouvante

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gran turismo 4 jeu

Gran Turismo a surpris tout le monde en livrant un film de course solide et émouvant, ancré dans une histoire vraie plutôt que dans une simple démonstration technique. Une approche maligne qui a évité l’écueil du film de simulation sans âme.

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Archie Madekwe dans Gran Turismo © photo

Course dans le jeu Gran Turismo 4 © photo

Silent Hill (2006) : l'horreur parfaitement respectée

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Silent Hill est l’une des rares adaptations jeux vidéo à avoir su capturer l’essence même de son matériau d’origine. Le réalisateur Christophe Gans, fan déclaré du jeu, a réussi à transposer à l’écran l’atmosphère oppressante, la direction artistique iconique et la dimension psychologique qui font la force de la licence Konami. La ville brumeuse, les créatures cauchemardesques dont le célèbre Pyramid Head, les transitions entre le monde réel et le monde des ténèbres… tout est là, fidèlement retranscrit avec un soin visuel remarquable.

La suite de 2012, Revelation, n’a pas atteint le même niveau. Mais le premier film reste à ce jour l’une des meilleures adaptations jeux vidéo de l’histoire, et certainement la meilleure dans le genre horreur.

Et ensuite ?

Street Fighter (2026)

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Street Fighter revient au cinéma avec entre autres Jason Momoa, Curtis « 50 cent » Jackson, Joseph « Roman Reings » Anoa’i ou encore Cody Rhodes au casting. Après le désastreux film de 1994 avec Jean-Claude Van Damme et une nouvelle tentative tout aussi désastreuse en 2009, la franchise tente une troisième fois sa chance sur grand écran. Jason Momoa apportera son charisme et son humour (parfois douteux mais qui peut être efficace comme dans Fast X), mais le vrai défi reste le même pour ce genre en particulier : comment adapter un jeu qui n’est fondamentalement qu’une succession de combats en un film avec une vraie narration ? La réponse à cette question déterminera si Street Fighter rejoint les tops ou s’il accompagnera Mortal Kombat et ses prédécésseurs dans les flops / mitigés de cette liste.

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Combat Ken (Noah Centineo) vs Dhalsim (Vidyut Jammwal) © photo

Combat Ken vs Ryu dans le jeu Street Fighter 2 © photo

Tomb Raider (?)

Une nouvelle franchise Tomb Raider sous forme de série est en préparation avec Sophie Turner dans le rôle de Lara Croft. Après Angelina Jolie et Alicia Vikander, c’est donc la troisième actrice à endosser le rôle de l’archéologue la plus célèbre du jeu vidéo. Un signe fort que le personnage continue de fasciner Hollywood et que la licence garde une vraie valeur commerciale. Sophie Turner, l’interprète de Sansa Stark dans Game of Thrones et de Phœnix dans X-Men, apportera sans doute une énergie différente des deux précédentes incarnations. Le projet est pour l’instant en développement, sans date de sortie annoncée.

God of War (2027)

C’est l’une des séries les plus attendues de 2027. Amazon Prime Video a officialisé le casting de Ryan Hurst dans le rôle de Kratos pour la série God of War. Un choix moins « bling-bling » que les rumeurs ne le laissaient penser (même les plus farfelues) : Karl Urban, Dwayne Johnson, Triple H (le COO de la WWE), ou encore Jason Momoa. Au final, le casting paraît cohérent avec l’ADN du personnage. Ryan Hurst est déjà bien connu dans l’univers de la licence puisqu’il prêtait sa voix à Thor dans God of War 2018 et God of War Ragnarök. Il connaît donc l’univers de l’intérieur.

La série adaptera le jeu de 2018 et son univers nordique, avec le voyage de Kratos et Atreus dispersant les cendres de Faye au sommet du plus haut pic des neuf royaumes. La production étant prévue cette année, on peut espérer un tournage dans la foulée et une sortie pour 2027 sur la plateforme d’Amazon. La série est supervisée par Ronald D. Moore, le showrunner d’Outlander et For All Mankind. De quoi nourrir l’espoir d’une adaptation sérieuse et ambitieuse.

Call of Duty (2028)

C’est sans doute Call of Duty qui cristallise le plus d’attentes. Après des années de fausses promesses, dont un projet un temps confié à Steven Spielberg lui-même, le film est désormais entre les mains de Peter Berg à la réalisation et Taylor Sheridan, le créateur de Yellowstone, au scénario. Une sortie est annoncée pour juin 2028 chez Paramount.

Le projet mise sur une authenticité tactique forte, en s’appuyant directement sur l’expertise de vétérans des forces spéciales. Taylor Sheridan, habitué aux récits d’hommes confrontés à des situations extrêmes, semble sur le papier le scénariste idéal pour capturer l’ADN de la franchise. De quoi nourrir l’espoir d’une adaptation enfin à la hauteur de l’une des licences les plus puissantes du jeu vidéo. Mais l’histoire des adaptations jeux vidéo nous a appris à rester prudents.

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